Dans le Zen vous venez de nulle part et vous allez vers nulle part. Vous êtes simplement maintenant, ici, n’allant ni ne venant. Tout change autour de vous ; votre conscience le reflète mais elle ne s’identifie pas.
Lorsque un lion rugi devant un miroir, pensez-vous que le miroir rugit ? Ou lorsque le lion s’en est allé et qu’un enfant vient en dansant, le miroir oublie complètement le lion et commence à danser avec l’enfant ; pensez-vous que le miroir danse avec l’enfant ? Le miroir ne fait rien, il reflète simplement. Votre conscience est seulement un miroir.
Ni vous ne venez, ni vous n’allez. Les choses viennent et disparaissent. Vous devenez jeune, vous devenez vieux; vous êtes vivant, vous êtes mort. Tous ces états sont simplement des reflets dans le lac éternel de la conscience.
Osho Livre Zen, Volume, 2 Chapter 16
Cette carte dépeint l’évolution de la conscience telle qu’elle est décrite par Friedrich Nietzsche dans: «Ainsi parlait Zarathoustra». Dans ce livre Nietzsche parle de trois niveaux; celui du chameau, du lion et de l’enfant. Le chameau est somnolent, terne, content de lui. Il vit dans l’illusion, se prenant pour une montagne, mais en réalité il est tellement concerné par l’avis des autres qu’il n’a quasiment aucune énergie qui lui est propre. Le lion émerge du chameau. Lorsque nous réalisons que nous sommes passe à côté de la vie, nous commençons à dire non aux demandes des autres, nous sortons de la foule, seul et fier, rugissant notre vérité. Mais ce n’est pas tout. L’enfant émerge enfin, ni rebelle ni consentant, mais innocent et spontané, fidèle à son être.
Quel que soit l’espace dans lequel vous êtes en ce moment ; somnolent ou déprimé, rebelle ou rugissant, soyez conscient que cet espace évoluera vers quelque chose de nouveau si vous le permettez. C’est un temps de croissance et de changement…

Petite histoire d’un mental comme un autre…
L’étymologie du mot renaissance « re-nê-san-s » signifie le renaissant… vu ici comme une seconde ou nouvelle naissance de la conscience. Le mental est un frein évident aux mutations puisque celui-ci ne désire aucun changement. Il calcule, se projette dans l’avenir selon ses expériences du passé. La peur est sont alliée, il ne prend aucun risque. «Attention ceci… attention cela…»
![]()
En définitive, il ne permet aucune ouverture.
![]()
Le mental est bien utile pour remplir les tâches de la vie quotidienne ou dans les interactions avec les autres. Mais c’est un problème quand nous n’en sommes plus maître parce qu’il prend les commandes. Un mental actif en tout temps ne laisse pas de place au silence. Il n’offre pas l’espace qui permet de revenir à soi, pour être simplement présent. Au mental se mêle le je, le moi, l’égo égoïste. Et de ce mélange se façonnent nos masques… «je fais ça comme cela… pour cela», nous nous justifions sans cesse, et nous nous cachons notre propre identité. Ce n’est pas un jugement, mais une observation de moi-même et de mon entourage.
![]()

![]()
La Renaissance
Le premier pas consiste à s’observer sans jugement négatif ou positif. A devenir conscient de ce qui est: si nous sommes en colère, vivons la colère sans culpabilité. Si nous ressentons de la tristesse, vivons-là, sans essayer de sauver les apparences ou de penser à ce que les autres pensent de nous. Si le corps nous donne un message de douleur, arrêtons-nous un moment pour l’écouter. Etre, faire ou ressentir en étant pleinement conscient, présent. Et nous découvrirons l’impermanence de ces émotions pour laisser la place à une nouvelle naissance, dans une nouvelle conscience de nous-même. Le monde ne change pas, c’est nous qui le percevons différemment.
![]()
Pour accompagner ce cheminement, le Tai-chi-chuan et le Chi-Gonq sont d’excellents outils de transformation. Ils laissent la place nécessaire au relâchement du corps et à un esprit plus clair.